Rétrospective sur Haïti présentée par l’ACFO.

“Vivre libre ou mourir” résonne encore dans les esprits des participants venus, le samedi 11 février, au Starcaise Café, assister à la rétrospective consacrée à la révolution des Noirs en Haïti. Proposée par l’ACFO, la conférence s’inscrit dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs.

A resident sits at a destroyed area after a major earthquake hit the capital Port-au-Prince

 

Présentée en deux parties, la conférence a été donnée par Bernard Dubois et Alexandre Dauphin, respectivement vice-président du Centre français et président de l’Association haïtienne d’Hamilton. Ils ont, l’un et l’autre, exposé les faits historiques, le bilan ainsi que les enjeux d’Haïti avant d’aborder le chapitre des questions.

Les conférenciers ont souligné la méconnaissance de l’opinion générale de l’histoire du pays. Et pourtant, Haïti est la première république noire d’Afrique à avoir proclamé son indépendance, devenant ainsi le terrain de la cinglante victoire des esclaves sur le colonisateur.

Bernard Dubois a détaillé la chronologie des faits marquants depuis sa colonisation française à la proclamation de son indépendance le 1er janvier 1804.

Alexandre Dauphin, quant à lui, s’est penché sur le bilan en survolant les aspects sociaux, politiques et économiques avant de proposer une réflexion sur l’état actuel et les moyens d’avancée. Il a notamment insisté sur l’éducation qui doit devenir une priorité.

Si le tremblement de terre de 2010 est très peu évoqué, les conférenciers ont préféré mettre en exergue le courage, la force et la fierté d’un peuple qui ne fléchira jamais citant la devise du pays “vivre libre ou mourir” repris par quelques personnes dans l’assistance.

Les questions du public ont révéillé un silence quasi religieux qui avait, jusque-là, pesé dans l’auditorium. Les doigts étaient prompts à se lever témoignant du vif intérêt mais surtout de l’émotion ou  de la colère que peut susciter une réflexion sur un pays née des cendres d’un passé ensanglanté. Les participants ont interrogé le devenir d’Haïti arguant que le pays ne possède pas de production locale.

Une autre question a révélé un volet peu glorieux, celui de la fuite des cerveaux et de la corruption. “Il y a plus de médecins à Montréal qu’à Haïti même!” s’insurge un homme, agacé, qui finit par se lever pour dénoncer le climat néfaste qui règne sur l’île.

La question ayant quelque peu échauffé les esprits, chacun y va de son anecdote. Certains concluent même qu’un retour au pays s’imposera un jour ou l’autre afin d’être utile. Une femme, assise au fond de l’auditorium, suggère de prier pour le pays, détendant ainsi l’atmosphère et offrant un regain d’espoir parmi les participants.

A l’issue de la conférence, Bernard Dubois et Alexandre Dauphin ont reçu chacun un certificat de l’ACFO remis par Dieufert Bellot pour leur rétrospective qui, au-delà, d’avoir rappelé les faits marquants de la première république noire, a aussi ravivé les sentiments que chacun porte à son pays.

Sabrina Delors pour Le Métropolitain 2014

 

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